SCÉNARIO DE FILM
TRAVERSÉES NOCTURNES Scénario original par Paul Raymond Côté et Constantina Mitchell Enregistré: WGAe R04160-00 Contacter:
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Abrégé
Est-il possible de fuir son passé en traversant un
océan? En 1734, Jean-Luc de Montigny traverse
l’Atlantique dans l’espoir de se libérer de l’indicible qui a pris possession
de ses souvenirs. Mais il ne s’attendait
pas à y rencontrer Marie-Claire, une femme née dans la colonie et tourmentée
par ses propres visions obsessionnelles.
L’amour qui s’épanouit entre l’aristocrate et la blanchisseuse fait
surgir les fantômes qui les poursuivent inlassablement, les forçant à affronter
de face ce qu’ils tentaient à tout prix d’éviter.
Synopsis
Basée sur le roman portant le même titre et qui a paru
en février 2010 aux éditions Michel Brûlé, l’histoire de Traversées nocturnes s’ouvre en 1734. C’est l’été indien. Le baron Jean-Luc de Montigny, médecin dans
la trentaine, est allé avec son jeune fils à Québec, la capitale des colonies
françaises du nouveau monde, apparemment pour liquider la succession de son
oncle, le vicomte Louis de Montigny.
Pourtant, sa décision d’entreprendre ce voyage difficile et inattendu
est en réalité motivée par une tragédie personnelle. Celle-ci est tacitement suggérée par une
suite de rêves et de visions qui parsèment son parcours agité où les morts et
les vivants s’efforcent de communiquer au-delà du néant.
Encore exténué
de la longue traversée, il est d’emblée emporté dans un maelström à la fois
éthique et émotionnel lorsqu’il est témoin de la punition brutale et de
l’exécution publique de trois esclaves—une noire et deux indiens—sur la
grand-place de la ville. C’est là qu’il
voit pour la première fois Marie-Claire, une femme née dans la colonie dont le
fils et le mari avaient été sauvagement abattus quatre mois plus tôt par un
esclave panis en cavale. Peu après, le
hasard fait que Jean-Luc et Marie-Claire se voient de nouveau. La rencontre sert de point de départ à une
odyssée qui les emmène dans la nuit trouble de leurs souvenirs.
Tiraillés entre présent et passé, Jean-Luc et
Marie-Claire luttent pour résister à la tentation de suivre les êtres chers
qu’ils ont perdus. Malgré l’écart social
qui les sépare, et bravant des accusations de sorcellerie et d’infanticide, ils
défient les barrières qui les divisent en permettant aux liens entre eux de se
resserrer. Chaque fois qu’ils se
retrouvent, elle lui raconte un épisode de son histoire, entraînant Jean-Luc
toujours plus loin dans son monde intérieur, rempli de désirs intenses et de
brutalités impitoyables. Leur passion
est douce-amère. La retenue initiale de
leur comportement cède progressivement la place à une sensualité qui fait
ressortir l’élégance et la férocité de l’époque pour devenir une porte donnant
accès à la frénésie renfermée dans leur conscience. Au fur et à mesure que Jean-Luc écoute les
détails du meurtre barbare du mari et du fils de Marie-Claire, ce récit
s’entrelace avec le sien. Par l’entremise
de retours en arrière, l’acte de raconter juxtapose deux milieux sociaux aux
antipodes l’un de l’autre : le monde d’art, de luxe, et d’opulence de
Jean-Luc; le quotidien simple de Marie-Claire, marqué de privations et
d’épreuves. Ce n’est qu’après avoir
revécu avec Marie-Claire l’horreur et la violence dont elle a été victime que
Jean-Luc est enfin capable de faire face à la sombre vérité et de relater à son
tour ce qu’il s’efforçait vainement de bannir de sa mémoire : le meurtre
de sa fille; le viol et le meurtre de sa femme.
Tout en reflétant symboliquement la lutte que mènent
les personnages pour s’affranchir de leurs drames intimes, l’esclavage sert de
toile de fond à l’asservissement que sont l’amour et la souvenance. La manière dont Jean-Luc décide d’agir
vis-à-vis de ses sentiments de culpabilité sera influencée par ce qu’il apprend
lors de ses conversations, dans la taverne de l’Auberge du Roy, avec
Desjardins, un marchand de fourrures—conversations axées sur l’esclavage et les
traditions chamaniques du pays. Le
dilemme central est de savoir si Jean-Luc et Marie-Claire resteront à tout
jamais esclaves de leurs souvenirs ou si l’amour qu’ils portent l’un pour
l’autre leur permettra de briser les chaînes affectives qui les retiennent
prisonniers. À son tour, Jean-Luc doit
décider s’il veut abandonner sa vie d’autrefois en France pour prendre la
responsabilité du domaine de son oncle décédé—y comprit les esclaves—ou rentrer
à Bordeaux pour tenter de faire justice de ceux qui ont assassiné sa femme et
sa fille.
La version anglaise de ce scénario, intitulée « Winter Passage »,
a été reconnue dans les concours suivants :
• Finaliste : The 2001 ACES Competition (Artistic and Creative
Excellence in Screenwriting, Loch
• Les 10 meilleurs scénarios : “Winner Take All Screenwriting
Competition” (2002)
• Quart de finaliste : “
• Finaliste : “Practical
Paradox” concours bisannuel (compétition #3, 2002)
• Mention honorable :
“Writer’s Network Screenplay & Fiction Competition” (neuvième concours
annuel)
• Finaliste : New Century
Writer Awards 2002 screenplay competition (un des 66 scénarios choisis parmi
650)
• Mention honorable :
FilmMakers Screenplay Competition 2002-2003 (troisième concours annuel). Nombre de scénarios présentés : 757.
• Finaliste : Script
Magazine Open Door Contest 2004. Plus de
1000 scénarios présentés.